6 mai 2026 La société, qui a terminé 2025 avec un chiffre d’affaires en hausse organique de 4,5 %, célèbre ses 30 ans en 2026, année qui sera marquée par la souveraineté digitale, l’intégration de l’IA et la Réforme de la Facturation Electronique (RFE). Vue aérienne des travaux chez Proginov – Avril 2026 – © Proginov Une belle année 2025 Proginov a terminé l’année 2025 avec un chiffre d’affaires record de 69,6 M€, en hausse de 4,5 %, une croissance portée par ses deux activités principales : l’édition de logiciels et l’hébergement cloud. Si l’entreprise a développé depuis 2001 un cloud souverain, cette notion est de plus en plus tendance avec l’actualité et la politique américaine.30 années de croissance Depuis 30 ans, Proginov est en constante croissance avec une moyenne annuelle de 14 % par an depuis sa création en 1996.Cette croissance se traduit régulièrement par l’extension de ses bâtiments, cette fois-ci encore. En effet, Proginov a entamé en 2025 un vaste programme d’investissements immobiliers. Après un parking, doté de 1 400 m² d’ombrières photovoltaïques, désormais totalement fonctionnel, deux bâtiments sont en cours de construction : un bâtiment de réception et activités CSE, et un immeuble de bureaux capable d’accueillir 350 personnes. Le premier sera livré à la fin de l’année 2026, et le second au premier trimestre 2027. Ces projets visent à assurer l’hébergement de ses activités futures au sens propre, comme au figuré.Cette croissance se traduit également par des recrutements réguliers. Proginov, qui a fini 2025 à 386 personnes avec 43 embauches sur l’année, devrait atteindre les 400 personnes dans le courant de l’année 2026. De nouvelles embauches ont déjà eu lieu, et d’autres sont encore prévues, comme chaque année. Pour rappel, Proginov ne cesse jamais de recruter et reçoit plusieurs centaines de candidatures spontanées chaque année. Elles étaient au nombre de 749 en 2025. La RFE, le sujet de 2026 Au niveau logiciel, outre l’intégration de l’IA, le grand chantier de 2026 sera la RFE (Réforme de la Facturation Electronique). En effet, cette réforme impactera toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à partir de septembre 2026, avec l’obligation de recevoir des factures au format structuré attendu par la réforme. Concrètement, cela signifie que TOUTES les entreprises françaises doivent être enregistrées pour cette date dans l’annuaire de l’État. Cet enregistrement se fait via une Plateforme Agréée (PA) choisie par les entreprises parmi les acteurs immatriculés par l’État. Ces plateformes serviront de lien entre les entreprises et l’État. Les ETI et GE devront également être en mesure d’émettre leurs factures au format RFE à cette même date, alors que l’échéance des TPE et PME pour l’émission est fixée au 1er septembre 2027.Derrière les discours de façade des PA (Plateformes Agréées), de certains éditeurs, ou encore de l’État, affirmant que tout est prêt ou le sera le 1er septembre, la réalité est plus nuancée. Lors d’une réunion organisée par le FNFE (Forum National de la Facturation Electronique) exposant les retours d’expérience des pilotes DGFiP, le 10 avril dernier, l’écosystème de la RFE a tiré la sonnette d’alarme. En effet, moins de 20 % des entreprises pilotes prévues participent réellement à cette phase de la mise en oeuvre. 10 % seulement des PA immatriculées réalisent actuellement des tests. En novembre 2025, l’AFNOR dressait une liste de 36 cas de facturation, liste passée à 42 en décembre 2025, et à 44 cas annoncés aujourd’hui. Elle devrait monter à 47 dans les prochaines semaines, ce qui montre bien que la réforme est encore en cours d’écriture. Par ailleurs, plusieurs milliers d’entreprises ayant déjà fait leur choix de PA (choix à réaliser pour le 1er septembre 2026), ont déjà dû en changer. En effet, toutes les PA ne couvrent pas la totalité des cas de facturation. Pire, plusieurs PA saturent, et refusent déjà de nouveaux dossiers entrants, alors que les procédures d’enregistrement n’en sont qu’à leur démarrage. Enfin, le e-reporting, dont les spécifications ont été transmises fin février, n’est pour le moment pas totalement applicable en l’état.Par ailleurs, si tout le monde se focalise sur l’avancement des PA, la plupart des ERP, comme Proginov, développent également à marche forcée pour intégrer la réforme au cœur de leur système, de manière à ce que leurs utilisateurs changent le moins possible leurs habitudes de travail. Les développements pour ces ERP engagés représentent un travail colossal. Les éditeurs sont en ordre de marche. Pour autant, parmi les plus grands, certains annoncent des sorties de version en août 2026, soit à moins d’un mois de la mise en œuvre. « Proginov (membre du FNFE) est mobilisé sur le sujet depuis février 2020. Nous avançons dans les temps, au gré de la publication des informations permettant de réaliser les derniers développements nécessaires pour la mise en oeuvre au 1er septembre. Mais elle ne se fera pas sans douleur, les plannings vont rester très chargés et accaparés par la RFE tout au long de l’année 2026, et même sur une partie de 2027 avec l’application de la réforme aux PME sur le volet émission. Pour autant, l’ADN de Proginov a toujours été le service, et nous nous efforcerons de satisfaire l’ensemble de nos clients.» déclare Philippe Plantive, président de Proginov.